De Villiers, la Star du Système

Publié le par Militant Libre


« Il faut que nous considérions un homme, non pas tel qu'il se fait voir par ses discours, mais tel qu'il se montre par ses actes. » Saint Hilaire

1. Philippe de Villiers a toujours combattu le FN

Le rôle de de Villiers est de torpiller le FN. Si ses discours et ses slogans sont copiés du FN, ses actes à l'encontre du FN sont parfaitement clairs.

En 1991, déjà, il déclarait « Je me bats contre l'extrême droite. Là où Tapie a échoué, je réussirai ».

En 1995 il fait pression sur les Maires avec Robert Hue pour ne pas que ceux-ci donnent leurs signatures à Le Pen. Ces pressions seront même publiques. Il reste trace de ce fait sur internet : « Lundi soir sur France 2, M. de Villiers avait émis le souhait que les maires ne donnent pas leur signature au candidat du FN » (L'Humanité 22.03.95 en ligne
http://www.humanite.fr/journal/1995-03-22/1995-03-22-721325).

En 2002, il appelle à voter Chirac contre Le Pen.

Les 12 et 19 juin 2005, juste après le Référendum sur la Constitution, de Villiers appelle à voter le ouiouiste UMP Alain Chrétien contre le Frontiste Jacques Bard, lors d' une cantonale partielle à Vesoul.

Le 10 novembre 2005, l'AFP rapporte que Philippe de Villiers « se voit comme celui qui "débarrassera la scène politique de Le Pen" [sic] et prévoit que ce dernier aura du mal à rassembler les 500 parrainages d'élus nécessaires à sa présence à la prochaine élection présidentielle ».

Pour les présidentielles 2007, il a donné la consigne nationale à ses fédérations du MPF de dissuader les maires de parrainer la candidature de Jean-Marie Le Pen. Cela a été dénoncé dans un communiqué du 17.03.06 par les deux fédérations de Corse qui ont rejoint le FN en mars 2006, dégoûtées par ces manœuvres iniques.

En mai 2006, malgré sa reprise des thèmes du Front National, des propositions de son programme et même ses slogans et son site internet, Philippe de Villiers refuse l'Union des Patriote proposée par Jean-Marie Le Pen. Cette contradiction fondamentale ne pourrait être qu'un simple jeu politicien mesquin comme le vicomte l'a pratiqué durant toute sa carrière. Mais l'état de la France est si catastrophique, et les justifications à ce refus si dérisoires, qu'il y a là une démonstration du double jeu du vicomte, qui n'a que faire des intérêts de la France, mais qui se ridiculisera jusqu'au bout pour essayer de mener à bien sa mission de grignotage des voix du Front National.

2. Philippe de Villiers n'a pas d'avenir

Philippe de Villiers n'a pas d'avenir, il n'a jamais montré de réelle volonté d'accroître son audience. Il semble se satisfaire de son rôle de nuisible au
FN.

En effet, sa « Liste de la majorité pour l’autre Europe » fait 12,3% en 1994 (
source).

Fort de ce bon résultat, il aurait dû fédérer autour de lui, mais n'obtient que 4,7% un an plus tard aux présidentielles de 1995, alors que Le Pen obtient 15% (
source).

En 1999, il obtient avec Charles Pasqua 13,05% (
source). Là non plus il ne fait rien pour profiter de ce bon résultat, et s'enferme dans un mutisme surprenant.

Il perd alors plus de 4 points à l'élection européenne de 2004 avec seulement 8,83%, dans une liste commune avec le Rassemblement pour l'Indépendance et la Souveraineté de la France (RIF) (
source). C'est la première fois que, dans des élections européennes, il passe en dessous du FN, alors que ces élections n'ont jamais été très porteuses pour le parti de Jean-Marie Le Pen.

Il faut rappeler également qu'au référendum sur la constitution européenne la Vendée, sa région, n'a pas suivi De Villiers et a voté oui.

Ensuite son image d'aristocrate n'a jamais plu au peuple qui lui préfère un homme issu des leurs comme Jean-Marie Le Pen, d'autant plus que ce dernier a toujours été au « charbon » en affrontant avec courage tout le Système. Il est évident que ce comportement est à l'opposé de celui du Vicomte de Villiers qui a toujours appelé à voter UMP contre le FN dans les seconds tours, pour conserver sa place au conseil régional de Vendée. La Ve république n'en peut plus de cette lâcheté politicienne qui est très exactement la cause du déclin de la France. Plus que jamais la République a besoin d'hommes intègres et courageux.

En outre son plagiat du programme du FN et même de ses slogans (!) démontre qu'il manque cruellement d'imagination et de capacités d'analyse politique.

Enfin, son refus de l'alliance des Patriotes pour gagner proposée par Jean-Marie Le Pen alors qu'il lui reprend beaucoup d'idées prouve qu'il ne cherche pas à arriver au pouvoir. D'ailleurs son secrétaire général Guillaume Peltier l'avouera lui même dans le « Nouvel Observateur » du 4 mai (repris dans un
communiqué de Louis Aliot) en reconnaissant que « Le Pen aura ses signatures et sera devant nous à la présidentielle. Mais nous serons installés dans le paysage. ». En réalité tout le monde aura compris que Philippe de Villiers n'est là que pour grignoter des voix au FN comme il l'avouera également le 10 novembre 2005 à l'AFP en déclarant qu'il « se voit comme celui qui « débarrassera la scène politique de Le Pen [sic] et prévoit que ce dernier aura du mal à rassembler les 500 parrainages d'élus nécessaires à sa présence à la prochaine élection présidentielle ».

3. Philippe de Villiers, la girouette au service du Système

Philippe de Villiers est d'abord Giscardien, puis membre du Parti Républicain en 1985, léotardien puis barriste en 1988, séduit ensuite par le courant des rénovateurs (Noir, Carignon, Millon), il est également brièvement délégué national à la Culture et à la Jeunesse à l'UDF.

Il est Secrétaire d'Etat en 1986 et 1987 dans le Gouvernement Chirac de la première cohabitation. A ce titre il est solidaire des lois votées par celui-ci. Parmi elles, la suppression de la Proportionnelle et la réforme du Code de la Nationalité.

En 1995, il appelle à voter Jacques Chirac au deuxième tour de l'élection présidentielle.

Lors des Régionales de 1998, il fait partout liste commune avec le RPR.

Elu Député au Parlement Européen en 1999, il démissionne quelques mois après.

En 2002, malgré ses critiques sévères contre Chirac, et son plagiat des idées du
Front National, il appelle à voter Chirac contre Le Pen au second tour de la Présidentielle :

Citation:
« PARIS, 30 avr (AFP) - Philippe de Villiers, président du Mouvement pour la France (MPF), a déclaré mardi que « Jacques Chirac doit être élu président de la République. Il sera élu dimanche ».

« Aujourd'hui, ce que nous devons faire, c'est regarder l'avenir et mettre en place les conditions d'une large victoire aux élections législatives », a ajouté, dans un communiqué, M. de Villiers pour qui « l'échec de la gauche à l'élection présidentielle doit être confirmé aux élections législatives ». Le MPF « prendra toute sa place dans la victoire de la future majorité de droite », a affirmé M. de Villiers, précisant qu'il présentera ses candidats « le 11 mai ». »



Lors des Régionales de 2004, il fait liste commune avec l'UMP de François Fillon. Il déclare ensuite la même année dans le Figaro du 28 novembre : « J'ai noté avec satisfaction que Nicolas Sarkozy souhaitait construire un dispositif majoritaire ayant la forme d’un trimaran avec un flotteur central, l'UMP, un flotteur centriste, à gauche et un flotteur national, à droite, le MPF ».

Partisan du non à la Constitution Européenne en 2005, il appellera à voter pour le candidat UMP Alain Chrétien partisan du oui, lors de la cantonale partielle de Vesoul le 12 juin 2005, soit 2 semaines seulement après le référendum du 29 mai !

En 2006, il prône en paroles la rupture définitive avec l'UMP, notamment lors des ses
émissions à Radio-Courtoisie.

En octobre 2006, l'UMP décide de ne pas présenter de candidats dans les 2 circonscriptions du MPF en Vendée (
Libération, 19.10.06). Visiblement par dérangé de prendre le peuple pour un imbécile, Villiers osera répondra à cela que l'UMP ne se présente pas « de peur de se prendre une gamelle » (Emission « La matinale » sur Canal +).

Le 20 janvier 2007, Le Parisien interroge Philippe de Villiers : « [Philippe de Villiers] se verrait-il dans un gouvernement de droite en cas de victoire de Sarkozy ? Il ne dit pas non. "Je n'ai pas réfléchi à cette question, élude-t-il. Je suis président du conseil général de Vendée et je ne me vois pas quitter ce poste que j'adore pour un secrétariat aux choux farcis." » (
Le Parisien du 20 janvier 2007). Alors qu'il se prononçait pour une rupture avec l'UMP quelques mois plus tôt, Villiers ne dit plus non à une alliance avec Sarkozy, qu'il critique sévèrement depuis le référendum sur la constitution européenne en 2005.

4. Un homme de peu de conviction

• Il fustige la politique de Jacques Chirac, alors qu'il a appelé à voter pour lui en 1995, et surtout en 2002 contre Jean-Marie Le Pen, président du parti dont il reprend aujourd'hui de façon parfaitement contradictoire les propositions et même les slogans. Il faut noter qu'avant 2002, Philippe de Villiers critiquait déjà Chirac vertement.

• Il fustige la politique de Nicolas Sarkozy. Mais il a assisté à son intronisation comme président de l'UMP fin 2004, où il se fera même applaudir par Nicolas Sarkozy. « Sarkozy a fini son show, qu'il clôture curieusement en faisant applaudir l'ultraconservateur Philippe de Villiers » ( Libération 29.11.04 ). En outre, dans l'émission « C'est dans l'air » du 18 octobre 2005, Christophe Barbier, de l'Express, affirme qu'en juillet 2005 Sarkozy, Bayrou et Villiers se sont réunis. Ils se seraient entendus pour le 2ème tour des présidentielles et, en cas de succès pour Sarkozy, ce dernier nommerait les deux autres ministres. Enfin, son appel à voter UMP contre le Frontiste Jacques Bard à la cantonale partielle de Vesoul des 12 et 19 juin 2005 entre en contradiction avec sa critique du président de ce parti.

• Les 12 et 19 juin 2005, juste après le Référendum sur la Constitution pour lequel il a appelé à voter non, de Villiers appelle à voter pour le ouiouiste UMP Alain Chrétien contre le Frontiste Jacques Bard, lors d'une cantonale partielle à Vesoul. Une trahison manifeste et pitoyable.

• Pendant la campagne référendaire, il n’avait rien trouvé de mieux que de jouer un match de football avec l’équipe du Paris Foot Gay, un club exclusivement réservé aux footballeurs homosexuels masculins, comme le montraient des photos parues dans le magazine So Foot. Que penser après cela de la sincérité de son combat contre le Pacs et le mariage gay ? Précisons bien que ce n'est pas le simple fait de jouer au foot avec des homosexuels qui est regrettable, mais le fait de cautionner un club de sport exclusivement réservé à des personnes ayant cette orientation sexuelle, justifiant ainsi un communautarisme homosexuel absurde et revendicateur.

• Ces multiple trahisons ont déjà fait fuir bon nombre de villiéristes et le parti de de Villiers ne s'est jamais développé, ce dernier se contentant de son rôle de nuisible au FN. Eric Pinel, ancien du MPF et aujourd'hui membre du Bureau Politique du Front National, dira dans National-Hebdo n°1119 du 29 décembre 2005 : « A partir du moment où la dépendance de Villiers à la stratégie chiraquienne était désormais patente, j’ai claqué la porte, de même que les deux tiers des responsables départementaux de l’association — pourtant ô combien villiériste — «Combat Pour Les Valeurs». Depuis, de trahisons (Pasqua) en compromissions (avec l’Elysée), ses actes auront constamment démenti ses paroles. Allié à des communistes danois favorables à l’avortement ou à des italiens partisans de l’Europe fédérale, mais pratiquant en France la duplication intégrale du programme, des slogans et des thèmes de campagne de Jean-Marie Le Pen, il n’aura été qu’un complice du «système» qu’il prétend combattre… »

5. Un homme qui n'a pas la carrure d'un Président

Premièrement, il faut constater que Villiers n'a jamais réussi à développer un parti cohérent et solide. Depuis la création du MPF en 94, celui ci est un parti squelettique, qui n'a jamais vraiment attiré, et qui a régulièrement vu la fuite de ses cadres sincères, découragés et dégoûtés par une ligne politique fluctuante et légère.

Aujourd'hui, le plagiat éhonté et ridicule de Philippe de Villiers opéré vis-à-vis du Front National (jusqu'à lui reprendre ses slogans) démontre bien qu'il n'a pas la démarche positive d'un homme authentique et sincère avec une vision propre. Comment Philippe de Villiers espère-t-il gouverner si par miracle il était élu ? Si Le Pen n'est plus là pour lui souffler les réponses, il va être perdu ! Compte-t-il alors prendre Jean-Marie Le Pen comme conseiller politique ? Autant alors élire directement la tête pensante !

On pourrait parler des multiples retournements de veste du Vicomte, qui a toujours contredit ses paroles en appelant à voter pour les hommes et les partis qu'il fustigeait en paroles.

De toute évidence, Philippe de Villiers n'a pas les capacités pour assumer la lourde tâche de président de la République qui demande courage, stabilité, rigueur, profondeur de jugement, et résistance psychologique aux pressions de toute nature. Ces compétences devant être d'autant plus solides et confirmées que la situation d'aujourd'hui est extrêmement difficile.

Même en supposant qu'il soit sincère, ce qui ne peut-être le cas au vu de ses accointances indécentes avec l'UMP, Philippe de Villiers apparaît comme l'archétype de l'homme qui, une fois au pouvoir, trahira les idées qu'il a défendues, comme cela avait été fait en Italie par Gianfranco Fini.

6. Duplicator

• « La mère de toutes les batailles »

Dans le Monde du 6 septembre de Villiers déclare « La prochaine élection, c’est la présidentielle, la mère de toutes les batailles », reprenant texto la célèbre expression de Jean-Marie Le Pen.

• « La France tu l'aimes ou tu la quittes »

Le lundi 7 novembre, de Villiers sort cette affiche suite aux émeutes parties de Clichy-sous-Bois qui se déroulent alors en France. Il reprend quasiment mot pour mot le célèbre slogan du FN «La France aimez-la ou quittez-la ». Comble du ridicule, le vicomte se permet dans le journal du dimanche du 23 avril de reprocher à Nicolas Sarkozy d'avoir dupliqué "son" slogan « La France, tu l'aimes ou tu la quittes ». Le ministre avait lancé la veille : « Si certains n'aiment pas la France, qu'ils ne se gênent pas pour la quitter ». Un numéro de comiques hilarant !

• « Les pompes aspirantes »

Dans Paris-Match du 20 octobre 2005, Philippe de Villiers expose ses mesures contre l'immigration (qu'il a pourtant lui-même favorisée en appelant à voter pour l'immigrationniste UMP contre le FN) et dénonce les « pompes aspirantes », terme très spécifique repris de Jean-Marie Le Pen qui depuis bien longtemps répète qu'il faut « couper les pompes aspirantes ».

• La Garde Nationale

En reprenant la Garde Nationale du programme du Front National, de Villiers n'en comprend pas le sens profond et compte uniquement sur l'effet d'annonce provoqué pour attraper les électeurs. Elle fut imaginée à la fin des années 80 par Jean-François Touzé, actuellement membre du Bureau Politique du FN et conseiller régional d’Ile-de-France, puis rédigée dans le programme du Front National quelques temps plus tard (point 6 du programme Défense du FN). Il s'agit de former des volontaires qui viendront de façon ponctuelle renforcer les structures policières et militaires déjà existantes, en cas de crise comme une agression extérieure, une attaque terroriste, des émeutes urbaines, des grèves paralysant le pays, ou aider la population lors de catastrophes en tous genres (inondations, tremblements de terre, incendies…).

Notre Duplicator préféré a passablement dénaturé cette excellente idée en lui otant son principe fondamental du volontariat. Il veut en effet utiliser cette garde pour « rétablir les frontières », « investir les quartiers islamistes » et « contrôler les mosquées ». Or ces missions bien évidemment essentielles ont un caractère permanent, et sont du rôle de la Police et des Douanes, organes professionnels de l'état. Créer une autre Police renommée Garde Nationale pour l'occasion n'a donc strictement aucun sens. Cette reprise incohérente de la proposition frontiste est révélatrice d'une chose : le vicomte copie pour copier, sans comprendre ce qu'il fait. C'est un peu comme à l'école lorsque le cancre copie sur son voisin, et que dans son empressement et sa nervosité face à la surveillance du professeur, il reprend sans les comprendre quelques morceaux épars d'une réponse juste et qu'il les réassemble au petit bonheur la chance en y ajoutant quelques touches personnelles. Ainsi Philippe de Villiers ne vise-t-il qu'une chose : créer un effet d'annonce global et attraper certains électeurs peu regardants.
Le bon sens ordonne en réalité de redéfinir correctement les missions de la Police et des Douanes pour en effet « rétablir les frontières », « investir les quartiers islamistes » et « contrôler les mosquées », et de confier à une Garde Nationale volontaire un rôle de renfort en cas d'évènements exceptionnels comme nous les avons évoqués plus haut.

• Guillaume Peltier recopie les discours de Le Pen !

Guillaume Peltier, responsable des « Jeunes pour la France » de Philippe de Villiers avait écrit dans son éditorial d'« Avant-garde » n°1 (octobre 2001) les magnifiques propos suivants : « Soyons comme l'étoile du berger. Celle qui s'allume quand la nuit va venir. Quand les ténèbres de l'obscurantisme menacent d'éteindre le feu de la liberté, il est temps de faire se lever l'étoile du génie Français. Le monde a besoin de lumière, le monde a besoin de la France ».

Sauf que quelques jours plus tôt, le dimanche 23 septembre 2001, Jean-Marie Le Pen avait donné l'original, dans son discours de la 21è Fête des Bleu-Blanc-Rouge en déclarant : « (...)il faut le candidat de la France redevenue berger et étoile pour un troupeau de nations que la peur envahit. Vous savez, l'étoile du berger. La première qui s'allume dans le ciel quand la nuit va venir. Et depuis le mardi noir, nous sentons tous confusément que la nuit peut retomber sur le monde. Alors faisons lever l'étoile du génie français. Le monde a besoin de lumière. Le monde a besoin de la France. » (discours de Le Pen aux BBR 2001). Tout de même, ce jeune Peltier aurait pu avoir la jugeote de laisser passer quelques mois, pour minimiser le risque que l'on remarque sa petite mesquinerie !

• En mars 2006 le MPF de Philippe de Villiers vole le titre du journal départemental du Vaucluse du FN « National Provence ». On constatera la forfaiture sur cette image :
http://www.frontnational.com/national-provence.jpg

• En mars 2006 le MPF construit son site internet à partir de celui du Front National. Il va jusqu'à reprendre le même bleu (parmi les 16 777 216 couleurs possibles !) et la même police de caractère. Pour ce qui est de la mise en page, le menu javascript très spécifique au site du FN est repris à l'identique, de même que la page des communiqués.

• En mai 2006, Philippe de Villiers reprend la proposition lepéniste d'un référendum sur la peine de mort (nouvelobs.com, 12.05.06). Cette proposition figurait par exemple dans le programme présidentiel de Le Pen en 2002 : « Référendum pour rétablir la peine de mort pour les crimes les plus graves » (http://cr.middlebury.edu/public/french/Lexique/Elections/fr.news.yahoo.com/p/LePen_programme.html).

7. Un combat contre l'islamisation factice

La caractéristique de Philippe de Villiers est qu'à l'instar des politiciens du système, ses actes n'ont rien à voir avec ses paroles, lorsqu'ils n'y sont pas tout simplement opposés. On le constate déjà lorsqu'il passe son temps à fustiger (bien avant 2002) Chirac alors qu'il appelle à voter pour lui. Il critique également vertement Sarkozy, mais a assisté à son intronisation comme président de l'UMP fin 2004 où il se fera même applaudir par le ministre de l'Intérieur : « Sarkozy a fini son show, qu'il clôture curieusement en faisant applaudir l'ultraconservateur Philippe de Villiers » ( Libération lundi 29 novembre 2004 ).

Son « combat » contre l'islamisation de la France est dans la même veine. Villiers parle beaucoup mais ne fait rien. Et pour cause on ne voit pas comment les élus locaux MPF qui siégent toujours en compagnie de leurs colistiers UMP (la « rupture » n'est que dans les paroles pour l'instant et on sait par expérience que chez M. de Villiers les paroles sont légères) contesteraient les décisions prises par ces camarades de cantine. Comment pourraient-ils contester une subvention attribuée pour une mosquée prise par un UMP élu sur la même liste ? Voici quelques exemple de « rupture » :

- Jean-François Corbière, responsable du MPF en Languedoc Roussillon, secrétaire départemental du MPF dans l’Hérault et adjoint au maire de la municipalité UMP de Béziers dirigée par Raymond Couderc.

- Guy Boiché, secrétaire départemental du MPF en Meurthe et Moselle et maire adjoint de la municipalité UMP de Nancy dirigée par André Rossinot (par ailleurs pour l’Europe de Bruxelles).

- Arnault Houtart, secrétaire départemental du MPF des Hauts de Seine et maire adjoint de la municipalité UMP de La Garenne Colombes dirigée par Philippe Juvin qui est par ailleurs vice président du Conseil Général des Hauts de Seine et proche par conséquent d’un certain... Nicolas Sarkozy.

- Dominique Bailly, secrétaire départemental du MPF de Seine Saint Denis et maire adjoint de la municipalité UMP de Villepinte dirigée par Martine Valleton (par ailleurs partisane du OUI à la constitution européenne).

- Matthieu Lamoril, responsable du MPF dans le Nord pas de Calais, secrétaire départemental du MPF du Pas de Calais et maire adjoint de la municipalité UDF d’Arras dirigée par Jean-Marie Vanlerenberghe (partisan du OUI à la constitution européenne).

- Hervé Le Maout, secrétaire départemental du MPF de l’Ain et maire adjoint de la municipalité UMP de Bourg en Bresse dirigée par Jean-Michel Bertrand.

- Patrice Buffet, secrétaire départemental du MPF du Tarn et maire adjoint de la municipalité UMP de Castres dirigée par Pascal Bugis.

- Jean-Yves De Prat, secrétaire départemental du MPF de Charente et maire adjoint de la municipalité UMP d’Angoulême dirigée par Philippe Mottet.

- Bernadette Jouachim, responsable régional du MPF dans le Centre, secrétaire départemental du MPF de l’Eure et Loire et mare adjointe de la municipalité UMP de Chartres dirigée par Jean-Pierre Gorges.

A l'opposé, le FN qui a une position raisonnée et juste sur le sujet, agit au jour le jour contre l'islamisation de la France. Voici quelques exemples :

- En septembre 2005 Marine Le Pen porte un recours auprès du conseil d'état contre un décret de Nicolas Sarkozy en date du 5 juillet 2005 qui reconnaît la « Fondation des œuvres de l'Islam de France » comme « établissement d'utilité publique » (voir le recours dans
cet article).

En effet cette fondation n'a que des objectifs religieux, alors qu'une fondation n'a par définition que des objectifs purement humanitaires. Cette "fondation" met en réalité en place une véritable gestion publique de l'Islam en France, et permettra également de contourner la loi de 1905 par des manœuvres financières détournées. Enfin, cerise sur le gâteau, alors que l'une des motivations affichées de cette "fondation" était de lutter contre « le financement de pays étrangers », elle est finalement totalement abandonnée par le Premier Ministre qui évoque « les dons financiers de pays étrangers attachés à soutenir le modèle français », dont il se garde bien de fournir la liste. En outre, la création de cette fondation n'est qu'une première étape dans un processus qui verra à terme le versement de subventions d'Etat directes considérables, comme cela est fait en Allemagne.

- Le 27 février 2005 le FN des Hauts-de-Seine manifeste à Asnières sur le thème « De l’argent pour les Gentianes, pas pour la Mosquée ! ».

En effet, la loi de 1905 sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat interdit tout financement cultuel par une collectivité. Or la mairie et les responsables de la communauté musulmane ont trouvé un système de financement qui contourne la loi : deux associations vont être créées, l’une sera cultuelle et s’occupera exclusivement de la Mosquée et des fidèles, l’autre sera culturelle, et s’occupera de la gestion du bâtiment. La mairie pourra donc subventionner cette dernière sans pour cela enfreindre formellement la loi de 1905.

Le Front National nomme cela un détournement de procédure doublé d'un détournement de fonds ! Qu'un député qui plus est se rende complice de ce contournement de la loi en dit long sur les pseudo valeurs dont ces gens-là nous rebattent les oreilles (
FN92).

- Le 4 Février 2006 le Front National de la Jeunesse de Gironde (FNJ) organisait à Bordeaux une manifestation pour protester contre la construction d’une mosquée-cathédrale, susceptible d’accueillir 2000 fidèles, prévoyant coupole et (demi) minaret ; un lieu de culte assorti d’un immense complexe « culturel » financé par de l’argent public et étranger.

Arnaud Vallier et Alexandre Ayroulet, respectivement responsable local et directeur national du FNJ, mais aussi Jacques Colombier, président du groupe des élus Front National en Aquitaine, venu en compagnie du Conseiller régional Christian Roche, ont successivement pris la parole pour évoquer la défense de l'identité, des libertés et de la souveraineté françaises (
Quotidien FN).

On pourra voir les photos dans
cet article.

- Novembre 2005, Patrick Binder, conseiller régional et Secrétaire Départemental FN d'Alsace et Xavier Codderens sont traînés devant les tribunaux par la Licra de Jacques Chirac et Patrick Gaubert, pour avoir diffusé un tract à 2000 exemplaires en mars dernier, dénonçant l'attribution par le conseil régional d'une subvention de 423 000 euros (!) pour la construction d'une mosquée cathédrale à Strasbourg. Titré « Pas de cathédrale à la Mecque, pas de mosquée à Strasbourg », le tract était orné d'un dessin pastichant l'Angélus de Millet et montrant des paysans prosternés devant un minaret. Il se terminait par « dites non à l'islamisation de Strasbourg et de l'Alsace ».

Ils ont été condamnés à 5.000 euros d'amende chacun pour « provocation à la discrimination et à la haine raciale ou religieuse ». Ils devront également payer la publication du jugement dans la presse régionale et verser solidairement 1.000 euros d'amende à la Licra. Ils ont fait appel (Plus d'informations, dans
cette édition du quotidien FN et celle-ci).

- Le dimanche 27 novembre 2005, une délégation du Front National de la Jeunesse comprenant son Directeur National, Alexandre Ayroulet, s’est rendue devant le Louvre, au pied de la statue de Jeanne d’Arc, symbole de la jeune Française libre et combattante.


A cette occasion, le FNJ a distribué des tracts protestant contre l’oppression des jeunes françaises victimes de l’islamisme, de l’insécurité et des violences sexuelles sévissant particulièrement dans nos banlieues, et pas seulement quand les caméras sont présentes…
Au pied de la statue, revêtue d’un voile islamique, les militants du FNJ ont déployé une banderole sur laquelle était inscrit « TOUCHE PAS A MA SŒUR ! ».

La police plus prompte à intervenir contre les résistants que dans certaines banlieues, a interpellé 4 militants qui ont été relâchés quelques heures plus tard (
FNJ Var).

- Le 26 mars 2006, 25 militants du FN et du FNJ effectuent un tractage de grande ampleur à Epinal pour alerter les Spinaliens sur le projet d’édification d’une mosquée-cathédrale. 5000 tracts ont été déposés dans les boîtes aux lettres en quelques heures pour dire « NON au permis de construire d’une Mosquée de 1500 places, non à la communautarisation de la France » (FDA Quotidien du 28/03/2006).

Enfin, ce qu'il faut bien voir également, c'est que le Front National a très bien compris que s'acharner sur l'Islam était illusoire et vain puisqu'il n'est qu'une conséquence de l'immigration massive. Sur le principe, c'est comme si on disait qu'il fallait empêcher les loups d'avoir envie de croquer des brebis alors qu'on continue de les laisser entrer dans la bergerie. Autrement dit, tant qu'il y aura des millions de Musulmans, la France s'islamisera.

La solution réelle réside donc dans l'inversion des flux migratoires. Etant donné qu'on ne peut monter des murs barbelés jusqu'au ciel, la Préférence Nationale est la mesure cadre qui fondera la politique d'immigration du Front National. Car, c'est lorsque dans le monde entier on saura que la France ne donnera plus le logement, les aides, les soins et l'éducation gratuits, qu'on ne s'y précipitera plus.

Et sur ce point on ne peut que constater Philippe de Villiers perd toute crédibilité puisqu'il ne parle non seulement jamais d'inversion des flux migratoires, ni ne propose la préférence nationale. Or l'absence de cette mesure rend d'avance inefficace même une simple politique d'arrêt de l'immigration. Le vicomte ne propose finalement contre l'islamisation qu'une charte pour les mosquées. Cela est intéressant mais tout à fait dérisoire. Les Musulmans ont des lieux de prière clandestins. Ils s'arrangeront toujours pour prêcher ce qu'ils veulent, par un moyen ou un autre. Ce n'est qu'une cautère sur une jambe de bois.

D'une seule phrase disons-le : sans préférence nationale, la lutte contre l'islamisation est perdue d'avance.

8. Guillaume Peltier

Guillaume Peltier, le Secrétaire Général du MPF, semble avoir parfaitement assimilé le rôle de plagiaire du
FN. Responsable des « Jeunes pour la France » de Philippe de Villiers, il avait écrit dans son éditorial d'« Avant-garde » n°1 (octobre 2001) les magnifiques propos suivants : « Soyons comme l'étoile du berger. Celle qui s'allume quand la nuit va venir. Quand les ténèbres de l'obscurantisme menacent d'éteindre le feu de la liberté, il est temps de faire se lever l'étoile du génie Français. Le monde a besoin de lumière, le monde a besoin de la France ».

Sauf que quelques jours plus tôt, le dimanche 23 septembre 2001, Jean-Marie Le Pen avait donné l'original, dans son discours de la 21è Fête des Bleu-Blanc-Rouge en déclarant : « (...)il faut le candidat de la France redevenue berger et étoile pour un troupeau de nations que la peur envahit. Vous savez, l'étoile du berger. La première qui s'allume dans le ciel quand la nuit va venir. Et depuis le mardi noir, nous sentons tous confusément que la nuit peut retomber sur le monde. Alors faisons lever l'étoile du génie français. Le monde a besoin de lumière. Le monde a besoin de la France. » (
discours de Le Pen aux BBR 2001). Tout de même, ce jeune Peltier aurait pu avoir la jugeotte de laisser passer quelques mois, pour minimiser le risque que l'on remarque sa petite mesquinerie !

Dans le Figaro du 16 septembre 2005, le jeune Peltier, qui rêve sûrement lui aussi d'une place à un conseil régional quelconque offerte par l'UMP, dévoile la stratégie MPF en déclarant carrément « Jean-Marie Le Pen a 77 ans et n'est pas certain d'obtenir les cinq cents signatures », d'où « un vaste espace » pour « la droite nationale incarnée par Philippe de Villiers ».

Ainsi, tel est le programme de « rassemblement » du Vicomte Philippe Le Jolis de Villiers de Saintignon : espérer que Le Pen ne puisse se présenter, en donnant sûrement la main à la pâte au frère UMP pour faire pression sur les Maires, pour récupérer tout cuits ses électeurs. Il aurait pu d'ailleurs par gratitude rendre hommage au courageux et digne Jean-Marie Le Pen, dont il souhaite récupérer tranquillement les électeurs, mais non, il insiste en plus sur son âge qui serait handicapant ! Vraiment ce Guillaume Peltier ne manque pas d'air et semble bien parti pour dépasser son maître. Il lui faudrait plus de discrétion dans l'abjection et la trahison.

9. Les villiéristes nous répondent
9.1. Ils nous disent : « Philippe de Villiers appelle à voter UMP contre le FN pour ne pas subir l'ostracisme des médias »

Les villiéristes qui croient naïvement que leur chef appelle à voter UMP contre le FN dans un but stratégique devraient se rendre compte que s'il y a bien une raison fondamentale pour laquelle de Villiers rabat les voix vers l'UMP c'est pour garder son poste au Conseil Général de Vendée.

D'ailleurs, si il s'agissait d'une stratégie politique, elle serait parfaitement grossière. En effet, appeler à voter pour un ouiouiste UMP quelques jours après le référendum sur la constitution pour lequel on a appelé à voter NON, ou après avoir vertement critiqué les politiques de Sarkozy et de Chirac, voilà une manoeuvre contradictoire qui a vite fait de fixer le personnage aux yeux de l'électeur moyen, qui préfèrera un homme intègre, droit et courageux plutôt qu'un énième politicien corrompu.

Il y a de plus une erreur fondamentale à jouer le jeu d'un système truqué qui est tout simplement de le cautionner aux yeux des électeurs. De Villiers cautionne donc l'attitude totalitaire des médias contre le FN, ce qui pour un parti qui en reprend les propositions est parfaitement contradictoire.

9.2. Ils nous disent : « Le FN n'a pas le monopole des idées »
Effectivement le FN n'a pas le monopole des idées, et il se réjouit que d'autres lui donnent raison à propos d'idées que son bon sens et son courage lui font émettre depuis sa création en 1972. D'autant qu'il pense que les électeurs préférerons toujours, et à juste titre, l'original à la copie.

Ce n'est bien évidemment pas cela que le FN reproche à Philippe de Villiers, mais sa reprise de slogans mot pour mots (« La France tu l'aimes ou tu la quittes »), sa copie du site internet, son vol de titre de journal « National Provence », la reprise d'expressions typiques de Jean-Marie Le Pen (« La Présidentielle, mère de toutes les batailles », « Les pompes aspirantes » par exemple) et même des morceaux de discours !

Mais bien entendu tout cela n'est pas bien grave et le FN s'enorgueillit de ces reprises brutes. Au fond, elles permettent en effet à tout le monde de constater le manque d'imagination et d'intelligence politique de Philippe de Villiers. Cela met en lumière une démarche de plagiat, assez pitoyable il faut bien le dire, qui est à l'opposé de la démarche positive et authentique d'un homme qui a une vision propre comme Jean-Marie Le Pen. Les électeurs se demanderont légitimement si Philippe de Villiers à la tête d'un pays ne serait pas complètement perdu sans un Le Pen pour lui souffler les réponses !

9.3. Ils nous disent : « Le Pen ne pourra jamais gagner le deuxième tour »

Pour gagner le deuxième tour, il faut arriver en tête ou second au premier tour, ce qui est hautement probable avec Jean-Marie Le Pen, et tout à fait impossible avec Philippe de Villiers, qui n'a jamais dépassé la barre des 5% aux présidentielles. En 2002 il ne s'est d'ailleurs pas présenté pour ne pas avoir à rembourser ses frais de campagne.

Guillaume Peltier l'avouera lui même dans le « Nouvel Observateur » du 4 mai 2006 (repris dans un
communiqué de Louis Aliot) en reconnaissant que « Le Pen aura ses signatures et sera devant nous à la présidentielle. Mais nous serons installés dans le paysage. »

Egalement, si Villiers voulait donner le maximum de chances aux idées qu'il prétend défendre, il aurait rejoint l'alliance des Patriotes pour gagner proposée par Jean-Marie Le Pen.

Ainsi, en être réduit à dire qu'il faut voter Villiers car lui a une chance de gagner au deuxième tour apparaît ainsi tout à fait grossier et malhonnête envers les électeurs.

La victoire de Jean-Marie Le Pen est tout à fait possible pour deux raisons.

La première est qu'il représente la seule alternative crédible au système en place, dont les Français comprennent de plus en plus qu'il est totalitaire et impuissant, et que ses composantes UMP et PS, mais aussi les autres, mènent une même politique, soumise à l'euromondialisme et au consumérisme international. Par son combat courageux et exceptionnel mené de front depuis 30 ans contre l'UMPS, debout, mains propres et tête haute, en ne reniant jamais ses idées contre des prébendes électorales, et en ne battant jamais sa coulpe, Jean-Marie Le Pen a démontré qu'il était celui capable de faire à nouveau souffler le vent de la liberté sur la France. La démonstration que Le Pen est le plus grand ennemi du système, est la haine et la diabolisation que le sytème lui-même lui porte ! Car ce n'est que lorsque Le Pen a commencé à devenir dangeureux électoralement, qu'on a vu en lui la « bête immonde ».

La deuxième raison est qu'à l'heure du mondialisme, le clivage traditionnel droite-gauche est dépassé. On en a eu une belle démonstration lors du référendum sur la constitution européenne en 2005, où 55% de Français de tous horizons politiques ont dit NON à l'abandon de la France et de sa souveraineté, NON au libre-échangisme sauvage international. En leader du NON, et par son patriotisme naturel, Jean-Marie Le Pen est le mieux placé pour rassembler ces Français qui ont dit NON, mais aussi beaucoup d'autres qui ont ouvert les yeux depuis. Car face à une mondialisation consumériste, ultra-libérale et transformant les hommes en esclaves du grand marché américain, la Nation est plus que jamais la structure protectrice des peuples libres et différents, préservant l'équilibre et la richesse du monde.

Beaucoup pensent que la propagande de l'entre-deux tours totalitaire infernale qui a déferlé en 2002, va encore anéantir les chances de Le Pen. Mais c'est ne pas se rendre compte que celle-ci n'est qu'un fusil à un seul coup. En effet, il est fort à parier que les Français ont bien compris qu'ils s'étaient fait avoir, et il est fort probable qu'une réédition de cette propagande en 2007 produise par réaction l'effet inverse. A l'heure ou Alain Soral rejoint le
Front National, et où Dieudonné se tourne vers son ennemi d'hier, Le Pen est le rebelle qui séduit même des jeunes de banlieue, dont certains appellent publiquement à voter pour lui !

D'autres pensent aussi que Le Pen ne peut gagner, se hasardant à penser que des émeutes suivraient son élection, décourageant d'avance ses électeurs. Or ce sont justement les électeurs du FN, qui pour beaucoup veulent voir rétablis l'ordre et la sécurité en France, sont au contraire motivés par la perspective de mettre au pas les voyous et les assassins, ennemis de la démocratie qui plus est. Car se révolter contre une majorité qui aurait choisi Le Pen, c'est une atteinte grave à la démocratie, qu'il serait légitime de réprimer. Il est d'ailleurs assez révélateur de voir des anti-FN invoquer cet argument anti-démocratique pour effrayer les Français, et les dissuader de voter FN. En réalité, la majorité donnée au Président élu donnera toute légitimité au pouvoir d'arrêter les émeutiers, qui avec une vraie opposition se calmeront très vite. Marine Le Pen avait en effet relevé très justement qu'entre les deux tours de la Présidentielle de 2002, les policiers avaient noté que les banlieues n'avaient jamais été aussi calmes, les délinquants craignant l'arrivée de Jean-Marie Le Pen au pouvoir.

Ensuite, il faut de toute façon constater que :

9.3.1. Villiers n'a pas la carrure d'un Président

Premièrement, il faut constater que Villiers n'a jamais réussi à développer un parti cohérent et solide. Depuis la création du MPF en 94, celui ci est un parti squelettique, qui n'a jamais vraiment attiré, et qui a régulièrement vu la fuite de ses cadres sincères, découragés et dégoûtés par une ligne politique fluctuante et légère.

Aujourd'hui, le plagiat éhonté et ridicule de Philippe de Villiers opéré vis-à-vis du Front National (jusqu'à lui reprendre ses slogans) démontre bien qu'il n'a pas la démarche positive d'un homme authentique et sincère avec une vision propre. Comment Philippe de Villiers espère-t-il gouverner si par miracle il était élu ? Si Le Pen n'est plus là pour lui souffler les réponses, il va être perdu ! Compte-t-il alors prendre Jean-Marie Le Pen comme conseiller politique ? Autant alors élire directement la tête pensante !

On pourrait parler des multiples retournements de veste du Vicomte, qui a toujours contredit ses paroles en appelant à voter pour les hommes et les partis qu'il fustigeait en paroles.

De toute évidence, Philippe de Villiers n'a pas les capacités pour assumer la lourde tâche de président de la République qui demande courage, stabilité, rigueur, profondeur de jugement, et résistance psychologique aux pressions de toute nature. Ces compétences devant être d'autant plus solides et confirmées que la situation d'aujourd'hui est extrêmement difficile.

Même en supposant qu'il soit sincère, ce qui ne peut-être le cas au vu de ses accointances indécentes avec l'UMP, Philippe de Villiers apparaît comme l'archétype de l'homme qui, une fois au pouvoir, trahira les idées qu'il a défendues, comme cela avait été fait en Italie par Gianfranco Fini.

 

Publié dans Point Presse

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